Actualités

Le chômage des handicapés en hausse de 60% en quatre ans

Le chômage des personnes handicapées est en hausse de 60% en 4 ans. Sur 2 millions de personnes, seulement 700.000 travaillent. Leur taux de chômage est de 21%, le double de celui de la population totale.
Ouverture de la 17ème édition de la Semaine pour l’emploi des personnes handicapées
La 17e édition de la Semaine pour l’emploi des personnes handicapées s’ouvre lundi dans une situation d' »urgence« , avec un chômage en hausse de 60% en quatre ans, alertent des associations. « Il y a urgence. Le chômage des personnes handicapées a augmenté de 60% depuis quatre ans. Cette situation supposerait une mobilisation des entreprises et des pouvoirs publics, beaucoup plus forte que celle qu’on a aujourd’hui« , estime Véronique Bustreel, conseillère nationale chargée de l’emploi à l’Association des Paralysés de France (APF).
Deux millions de personnes de 15 à 64 ans sont reconnues administrativement comme personne handicapée
Deux millions de personnes de 15 à 64 ans ont une reconnaissance administrative de leur handicap en France métropolitaine, selon une récente étude de la Dares (Ministère du travail), portant sur les chiffres de 2011. Seulement 700.000 travaillent.
Les personnes souffrant de handicap sont fragilisées par la crise économique
Plus âgées et moins diplômées que la moyenne (51% n’ont aucun diplôme ou seulement le BEPC, comparé à 31% pour l’ensemble de la population), leur taux de chômage est de 21%, plus du double de celui de la population totale. « Le manque de qualifications des personnes en situation de handicap, et la représentation négative du handicap dans les entreprises – qui l’associent trop souvent à ‘absence’ ou ‘manque de performance’ – font que plus que les autres, ils vont être fragilisés par une crise économique« , souligne Valérie Paparelle, directrice générale adjointe de l’Adapt (Association pour l’insertion sociale et professionnelle des handicapés).
L’Adapt a axé cette semaine de sensibilisation sur l’insertion professionnelle des jeunes
L’Adapt, qui a créé cette semaine de sensibilisation ponctuée de forums et conférences, a souhaité l’axer cette année sur l’insertion professionnelle des jeunes, et mettre l’accent sur l’Europe pour mettre en valeur les expériences positives menées dans certains pays.
Obligation d’employer 6% de handicapés
Le futur projet de loi réformant la formation professionnelle et l’apprentissage aura un volet handicap, a annoncé la ministre déléguée au handicap, Marie-Arlette Carlotti. Les entreprises de plus de 20 salariés ont l’obligation d’employer 6% de personnes handicapées sous peine de pénalités financières, mais le taux moyen dans le privé comme dans le public est encore inférieur à 4%.
Une entreprise peut recourir à des sous-traitants employant des personnes handicapées et éviter de payer des pénalités
Plus de 80% des personnes handicapées qui travaillent sont en milieu « ordinaire« . Celles qui n’ont pas acquis suffisamment d’autonomie peuvent travailler en milieu « protégé« , c’est-à-dire dans des Esat (établissements et services d’aide au travail) ou des entreprises adaptées (EA). A défaut de recruter directement, une entreprise peut recourir à des sous-traitants employant des personnes handicapées, et éviter ainsi de payer des pénalités.
Les ESAT et EA diversifient leur activité
Pour faire face à la crise, les Esat et EA diversifient leurs activités. « Certains secteurs comme la sous-traitance automobile, où nous étions il y a une dizaine d’années, n’ont pas survécu« , explique Michel Jeanbille, directeur d’APF Entreprises, qui fédère 53 établissements employant 3.000 salariés handicapés. Ce réseau, qui compte par exemple parmi ses clients de grands groupes comme Air France, dont il reconditionne les casques audio, ou ERDF dont il recycle les compteurs, se développe ainsi dans le secteur tertiaire (centres d’appels) et développe des produits « verts » tels que toilettes sèches ou brasseurs de compost.
Transférer la tutelle des Esat de l’Etat aux conseils généraux
Marie-Arlette Carlotti a affirmé sa volonté de faciliter le passage des travailleurs handicapés entre le milieu « protégé » et le milieu ordinaire.
Mais les associations regrettent que le projet de budget 2014 ne prévoit pas de création de nouvelles places en Esat. « Pour des raisons budgétaires, on arrive difficilement à insérer durablement une personne handicapée mentale en milieu ordinaire« , déplore Thierry Nouvel, directeur général de la fédération Unapei, souhaitant que des moyens soient mobilisés pour « moderniser les Esat » et « pour accompagner des handicapés mentaux dans le milieu ordinaire de travail« . Le projet du gouvernement de transférer la tutelle des Esat de l’Etat aux conseils généraux constitue une autre source d’inquiétude. « La décentralisation risque d’accentuer les inégalités de traitement  » sur le territoire », estime Thierry Nouvel.

Par La rédaction de RTL.fr, avec AFP
source

Le handicap, un véritable atout pour certaines entreprises

RÉUSSITE – Massages et même détection de tumeurs, les aptitudes des personnes aveugles pour le sens du toucher sont recherchées
Le restaurant parisien Dans le noir propose de manger dans l’obscurité totale pour redécouvrir la saveur et le toucher des aliments
A Paris, le restaurant Dans le noir est un précurseur. Depuis dix ans, cet établissement propose à ses clients une expérience inédite : manger dans l’obscurité totale pour redécouvrir la saveur et le toucher des aliments. Pour cela, son fondateur, Didier Roche – qui a perdu la vue à 6 ans –, s’est appuyé sur les compétences de non-voyants.
Les clients du restaurant sont guidés par les serveurs-guides
« Sans les serveurs-guides, vous ne pouvez pas faire un pas dans le restaurant. Ce sont eux qui emmènent les visiteurs jusqu’à leur table« , précise Deborah, chargée des relations publiques du restaurant. Une nouvelle façon de se projeter dans l’espace, qui permet aussi de balayer les préjugés.
Des masseurs non-voyants
« Les clients ressortent à la fois surpris et bouleversés. Ils ont souvent envie de faire venir leurs proches« , précise-t-elle. Rapidement, Didier Roche développe un autre concept : celui du spa dans le noir, qui emploie lui aussi des personnes non-voyantes dans la tradition du blind massage.
Le spa a formé et recruté une quinzaine de personnes en 3 ans
« Longtemps, les masseurs japonais étaient des personnes aveugles : elles avaient un toucher particulier« , affirme la chargée des relations publiques. Depuis sa création il y a trois ans, le spa a formé et recruté une quinzaine de personnes pour dispenser soins du corps et massages. « L’obscurité permet aux personnes complexées par la nudité de lever toutes les barrières et d’être ainsi totalement relaxées.« 
En Allemagne, Discovering Hands essaie de détecter les tumeurs du cancer du sein grâce au toucher des femmes aveugles
Autre expérience en Allemagne, où l’organisation Discovering Hands, chapeautée par le gynécologue Frank Hoffmann, a choisi de détecter les tumeurs du cancer du sein grâce au toucher des femmes aveugles.
Un diagnostic par le toucher
Ce dernier a visé juste puisque les Medical tactile examinators (MTE) ont démontré leurs aptitudes à déceler des tumeurs deux fois plus petites que les médecins, à partir de 5 mm. « En plus d’offrir un emploi à des personnes en situation de handicap, cette technique permet aux femmes d’être diagnostiquées plus efficacement« , affirme le gynécologue.
Les examens mammaires dispensés par les MTE sont aujourd’hui pris en charge par 6 grandes compagnies d’assurance allemandes
Et le concept pourrait bien faire des petits puisque, avec 23 MTE travaillant aux 4 coins du pays, les examens mammaires sont aujourd’hui pris en charge par 6 grandes compagnies d’assurance allemandes. L’Autriche, la Turquie ou l’Espagne pourraient à leur tour dispenser la formation.

Par Marie Lyan
source

Handicap : l’apprentissage, un tremplin à développer

Dans un contexte d’emploi délicat, l’apprentissage est un mode de formation à ne pas négliger. Pour les personnes en situation de handicap, il paraît même idéal en alliant emploi et qualification, deux facteurs pas toujours faciles à obtenir. Mais il y a encore du chemin pour en faire une voie prisée par ce public.
Les acteurs de l’apprentissage dans l’Essonne ont été honorés
Les acteurs de l’apprentissage dans l’Essonne ont été honorés, jeudi 24 octobre 2013, à la Chambre de commerce et d’industrie (CCI), lors d’une petite cérémonie. Luc Ferry comptait parmi les invités du jour. L’ancien ministre de la Jeunesse, de l’Education nationale et de la Recherche a tenu à témoigner son soutien aux formations en alternance de ce genre. Il a également remis le prix «Handi’Apprentissage» récompensant trois entreprises du 91 engagées dans l’accueil d’apprentis en situation de handicap.
Faurecia, Safran-Snecma et Assor France ont été distinguées
Faurecia (Etampes), Safran-Snecma (Corbeil-Essonnes) et Accor France (Evry) ont ainsi été distinguées. Bertrand Guimard, directeur de Faurecia, a fait part de sa satisfaction à propos de l’apprenti en situation de handicap qu’il emploie, précisant qu’il retenterait l’expérience volontiers. Grégoire Binet, qui dirige l’usine de Safran-Snecma, a félicité l’excellent travail de Raphaël, son apprenti titulaire d’un Bac Pro Usinage avec mention Très bien. Enfin, Laurence Caron (directrice de l’Académie Accor) a souligné l’épanouissement de Maxime au sein de son entreprise.
Une vraie volonté de développement
Ces témoignages de réussite donnent du crédit à la formule de l’apprentissage pour les personnes handicapées. Sur le département, on relève un désir manifeste d’en faire une option de choix par rapport aux voies de formations traditionnelles. Pour les personnes handicapées souhaitant s’engager dans l’apprentissage, il n’y a pas de limite d’âge, contrairement aux règles en vigueur habituellement (de 16 à 25 ans). Le contrat signé peut lui être rallongé d’un an (soit un engagement maximal de quatre années). Et des aides financières conséquentes sont allouées aux employeurs et aux apprentis, selon le poste occupé et le handicap dont il est question.
Les entreprises seraient de moins en moins réticentes à l’embauche d’apprentis en situation de handicap
Quant aux entreprises, il semble qu’elles soient de moins en moins réticentes à l’embauche d’apprentis en situation de handicap. Celles comptant au moins 20 salariés sont tenues, selon la loi, à une obligation d’emploi de personnes handicapées (6% de l’effectif total). Dans le cas où elles ne s’y plient pas, elles doivent alors s’acquitter d’une contribution annuelle auprès de l’Agefiph, organisme œuvrant pour l’ouverture de l’emploi aux personnes handicapées (contribution calculée selon le nombre de personnes qu’elles auraient dû employer). Si beaucoup privilégient encore l’alternative de la contribution, l’embauche d’apprentis handicapés n’est plus tant perçue comme contraignante – les témoignages des employeurs volontaires en attestent.
Les entreprises engagées veulent accueillir des apprentis en situation de handicap
Mieux, l’accueil d’apprentis en situation de handicap n’apparaît pas tant comme une contrainte législative, mais comme un vœu de la part des entreprises engagées. Sabine Guillemin, responsable Mission Handicap auprès de la Faculté des Métiers, confirme à Essonne Info un élan favorable de la part des entreprises essonniennes :

«Il y a une prise de conscience. Beaucoup de cabinets conseils sont sortis pour aider les entreprises à embaucher, dans le cadre de l’apprentissage, des travailleurs handicapés pour répondre à l’obligation d’emploi. Certes, cela dépend toujours des entreprises. C’est lié à un facteur humain. On sent une réelle volonté sur le département.»
Des disparités selon les handicaps
Si les exemples de réussite existent, l’apprentissage pour les personnes en situation de handicap demeure encore un dispositif mineur. On compte en France moins de 4 000 apprentis handicapés sur la totalité du nombre d’apprentis. L’apprentissage traîne encore, auprès de tous les publics, une réputation de voie secondaire, plutôt privilégiée par des jeunes en froid avec les études. Une image que les acteurs de l’alternance veulent effacer, à coups de communication et de promotion.
L’apprentissage est un moyen d’accéder à des formations, s’il n’y a pas de contre-indications
«L’objectif est de faire comprendre aux personnes qu’elles peuvent passer par de l’apprentissage, à partir du moment qu’il n’y a pas de contre-indications. On n’est pas obligé de passer uniquement par du spécialisé pour accéder à des formations», déclare Mme Guillemin.
L’investissement dépend du handicap et du métier

Au sein de la CCI, on note également des différences de proportions au sein des apprentis handicapés, et ce à l’échelle nationale. En effet, les apprentis porteurs d’un handicap intellectuel représentent 92% de la totalité des personnes handicapées sous contrat d’apprentissage. Un écart qui s’explique en partie par les mesures d’accompagnement mises en place, inégales selon les typologies de handicap. Les hésitations initiales quant aux moyens humains et financiers nécessaires pour encadrer un apprenti handicapé sont aussi à prendre en compte. «On ne peut pas généraliser sur le fait que tous les handicaps nécessitent un investissement. Cela dépend du handicap et du métier», affirme Sabine Guillemin.
Les partenaires engagés raisonnent en termes de développement et de réussite personnels
En dépit de ces freins, tous les partenaires engagés en faveur de l’apprentissage pour les personnes handicapées entendent poursuivre leur combat. Et ils ne raisonnent pas tant en terme de chiffres, mais plutôt en terme de développement et de réussite personnels.
Par Nicolas Bamba
source

Pau : le festival du handicap cherche du soutien

Du 26 septembre au 5 octobre, l’association CQFD Aquitaine (Ceux qui font les défis) organise la 3e édition du festival « Cultures et handicap« 
L’événement aura lieu du 26 septembre au 5 octobre. L’association CQFD Aquitaine (Ceux qui font les défis), présidée par Virgine Duhamel, organise la 3e édition du festival « Cultures et handicap« . Au menu, colloque, activités culturelles, sportives et artistiques, échanges, concert…
La 3e édition du festival du handicap dédiée à Georges Girin, ancien président de la Maison des sourds
Le comité d’organisation s’est réuni mardi dans les locaux de la Maison des sourds. La 3e édition du festival du handicap sera en effet dédiée à Georges Girin, président de la Maison des sourds, décédé en début d’année.
L’idée du projet est d’encourager l’inclusion des personnes handicapées dans le département
Des bénévoles et des associations sont venus « prêtés main-forte » pour l’aboutissement du projet prévu initialement. « Il s’agit d’un projet de grande ampleur puisque l’idée est de pouvoir amener un changement dans l’inclusion des personnes handicapées dans le département« , explique Virginie Duhamel qui pointe du doigt des obstacles parfois très concrets : « Comment aboutir sur des actions pertinentes lorsque les partenaires privés restent distants à ce projet pourtant novateur dans la région ?« 
La manifestation en région parisienne touche davantage les entreprises locales
« Dans la région parisienne, la manifestation suscite beaucoup plus d’engagement des plus grosses entreprises locales« . Mardi soir, Anaïs, étudiante à l’école de commerce de Lyon, a apporté pendant la réunion, son regard critique et professionnel sur la manière de présenter le projet aux entreprises locales.
Le programme reçoit le soutien de la mairie de Pau
Le programme a ensuite été finalisé grâce aux participants présents. Les organisateurs vont pouvoir entrer dans le vif du sujet ce mois-ci. « Grâce au soutien de la mairie de Pau qui nous aide à pérenniser ce festival depuis 2009« , remercie la présidente de l’association CQFD.
Si d’autres bénévoles ou partenaires financiers souhaitent soutenir le projet, ils peuvent contacter Virginie Duhamel au 06.17.90.16.08.

Par larepubliquedespyrenees.fr
source

L’ aéronautique s’ouvre au handicap

Les grandes entreprises de l’aéronautique se mobilisent pour l’emploi des handicapés. Sous la bannière de l’association « Hanvol », elles mettent en commun leurs expériences et leurs moyens en matière d’intégration des personnes en situation de handicap. Un secteur qui propose une vaste palette de métiers accessibles à tous.
L’industrie aéronautique est un secteur porteur qui souhaite s’engager pour la diversité
Ajusteur, monteur, mécanicien , électronicien, dessinateur projeteur, autant de métiers méconnus et pouvant paraitre inaccessibles aux personnes handicapées. Pourtant l’industrie aéronautique est un secteur porteur qui a la volonté de faire plus pour la diversité.
Les groupes Safran, Thales, Astrium, MBDA, Dassault aviation, UTC aerospace systems, Airbus, Assystem et Liebherr facilitent l’intégration des handicapés dans leur secteur
Regroupées au sein de l’association Hanvol, les entreprises, Safran, Thales, Astrium, MBDA, Dassault aviation, UTC aerospace systems, Airbus Assystem et Liebherr travaillent ensemble pour partager et imaginer des dispositifs facilitant l’intégration des handicapés dans leur secteur.
Reconnus pour leur compétence
Le handicap est le plus souvent invisible mais nécessite une formation. Les candidats déposent leur CV et lettre de motivation sur le site de Hanvol, ceux qui sont retenus suivent ensuite une préformation de 10 semaines avant que leur candidature soit présentée aux entreprises.
Après un contrat en alternance, Romain travaille maintenant sur la chaîne d’assemblage de l’A380
Intégré chez Airbus, Romain non-voyant de 26 ans a d’abord été retenu en contrat en alternance, ce qui lui a donné le temps de maitriser parfaitement son poste de travail. Aujourd’hui il travaille en open space sur la chaine d’assemblage de l’A380 à Toulouse où il gère sur informatique toutes les non-conformités.
Romain s’ est parfaitement intégré à l’équipe
Reconnu pour ses compétences, Romain s’ est parfaitement intégré à l’équipe grâce aux gens dit-il : « tout est une affaire de relations humaines et de reconnaissance de votre savoir-faire ».
Un parcours partagé par tous
A la mission handicap d’Airbus on insiste sur l’encadrement et la formation des candidats, mais aussi beaucoup sur la formation des managers et la sensibilisation des équipes. Adhésion et adaptation doivent être les maitres mots pour une intégration réussie.
Depuis 2011, Airbus France a intégré 185 personnes en situation de handicap
Depuis 2011 Airbus France a intégré 185 personnes en situation de handicap en contrat par alternance, CDI ou même en stage, car l’ objectif est de permettre aux handicapés de découvrir les métiers de l’aéronautique et les perspectives de ce secteur ouvert à la diversité.
Hanvol était présente au Salon du Bourget
A l’occasion du Salon du Bourget, Hanvol a présenté ses actions en faveur des handicapés.

Par franceinfo.fr
source

Intégration professionnelle et handicap

Passer par l’intégration professionnelle et l’alternance pour les jeunes en situation de handicap
Accéder à l’emploi pour des jeunes en situation de handicap peut-il passer par l’intégration professionnelle et l’alternance ? C’était la question posée par l’association Tandem, vie scolaire, sociale et professionnelle, en amont de son assemblée générale le 7 juin dernier à Blois.
Une réunion s’est tenue à ce sujet
Autour de la table, un inspecteur de l’Éducation nationale en charge de l’apprentissage au rectorat, un représentant du CFA des métiers de Loir-et-Cher, le directeur de l’IME des Grouëts à Blois, qui accueille un CFA spécialisé.
Le CFA es métiers accueille une trentaine de jeunes en situation de handicap
Les échanges ont permis d’apporter de précieuses informations. Ainsi, le CFA des métiers accueille une trentaine de jeunes en situation de handicap, et a mis en place un suivi personnalisé, et des liens permanents avec les employeurs. Même souci d’accompagnement au sein du CFA spécialisé des Grouëts, qui prépare au CAP maintenance et hygiène de locaux, sous la houlette d’une formatrice spécialisée.
Les familles ont évoqué les réussites de leurs enfants étroitement liées à la présence active d’accompagnants et à l’engagement volontariste des entreprises accueillantes
Au cours des débats, les familles ont pour certaines, évoqué les réussites dans les parcours éducatifs et professionnels de leurs enfants. Réussites étroitement liées à la présence active d’accompagnants, mais aussi à l’engagement volontariste des entreprises accueillantes, telles que le centre commercial Auchan, ou Jardiland à La Chaussée-Saint-Victor.
Des risques de déscolarisation
Mais avant d’envisager une formation professionnelle, c’est la scolarité qu’il faut déjà pouvoir assurer. Et de ce point de vue, les jeunes parents sont particulièrement inquiets pour la prochaine rentrée scolaire en Loir-et-Cher. Le risque est grand de voir certains enfants déscolarisés du fait du manque de places dans les établissements spécialisés de type IME ou dans les classes spécialisées de l’Éducation nationale (Clis et Ulis).
La maman de Léna, qui n’a pour l’instant pas trouvé de place en IME, est inquiète
C’est le cas notamment pour Léna, 3 ans, autiste, jusqu’ici scolarisée au jardin d’enfants spécialisé, et qui devrait intégrer un IME à la rentrée. Mais qui n’a pour l’instant pas trouvé de place… Et dont la maman est très inquiète pour l’avenir.
L’association Tandem apporte son soutien aux familles et va prochainement étoffer son offre de formation à l’accueil de publics en situation de handicap
L’association Tandem s’est évidemment engagée à mettre toute son énergie, avec ses associations partenaires, pour agir afin que les droits à l’éducation des enfants et des jeunes adultes puissent être respectés. Outre ce soutien aux familles, Tandem étoffera en 2013 son offre de formation à l’accueil de publics en situation de handicap.
Tandem, 18, rue Dorgelès, à Blois, tél. 02.54.55.94.45
Par lanouvellerepublique.fr
source

Haut de page
Rechercher sur le site