Les Actualités

Handicap invisible travaille à faire reconnaître ces situations méconnues

Les congrès organisés chaque année par l’association permettent de faire se rencontrer des professionnels de santé, des juristes et des victimes de traumatismes crâniens.
Des congrès, qui réunissent professionnels de santé et victimes de traumatismes crâniens, des publications ad hoc et un projet d’accueil spécifique : l’association Handicap invisible veut une vraie reconnaissance
«Il y a un vide sidéral dans la prise en charge des traumatisés crâniens (TC).» Le constat du Dr Olivier Serfati, président de l’association Handicap invisible, n’est pas nouveau et la France accuse un retard de près de dix ans dans ce domaine.
Ce handicap dit invisible impacte toute la famille
Ce handicap dit invisible – les séquelles sont internes – touche une population jeune, composée d’hommes à 70 % et de diplômés à bac + 2 et plus. «Il impacte toute la famille», confirme Olivier Serfati. Et d’énumérer les troubles du comportement, les pertes de mémoire, la fatigue intense, la perte d’emploi…, causes de difficultés relationnelles importantes.
Chaque année, l’association vierzonnaise, créée sur ce constat de mauvaise prise en charge du trauma, organise un colloque annuel réunissant deux cents à trois cents personnes
Depuis 2007, l’association vierzonnaise, créée sur ce constat de mauvaise prise en charge du trauma, organise un colloque annuel réunissant deux cents à trois cents personnes (*). «Nos réunions ont beaucoup de succès, la qualité des intervenants y est pour beaucoup. Ce premier étage de notre fusée est aujourd’hui pérenne.»
L’association diffuse de l’information et de la formation auprès des professionnels de santé en contact direct avec cette pathologie et édite des brochures thématiques
L’association, qui diffuse de l’information et de la formation auprès des professionnels de santé en contact direct avec cette pathologie et auprès des familles, a commencé à éditer des brochures thématiques. Deux numéros sont déjà diffusés, consacrés aux «troubles cognitifs et troubles du comportement chez les traumatisés crânien et réinsertion sociale, familiale et professionnelle après un traumatisme crânien, compensation du handicap et rôle de l’avocat spécialisé». Ce deuxième étage de la fusée est soutenu par la ville de Vierzon, le centre hospitalier, l’Agence régionale de santé et le conseil général. «Ils nous apportent une sorte de caution papale, un soutien moral plus que financier», sourit Olivier Serfati.
Faire reconnaître la spécificité des TC
Forte de cette assise qui se renforce, l’association réfléchit à créer des structures d’accueil locales afin de faire reconnaître la spécificité des TC.
Un établissement médico-social sans murs
«Les traumas crâniens ne sont pas des personnes handicapées ayant perdu leurs facultés après leur accident. Un prof de maths reste un prof de maths même s’il a oublié le nom de la rue où il habite ou de l’école de ses enfants», assure Olivier Serfati. D’où l’idée d’un foyer d’hébergement, d’un foyer d’accueil médicalisé et d’un établissement médico-social sans murs. «Il n’existe pas ce genre de structures dans le Cher. Il y en a une dans le sud de l’Indre et une autre dans le nord de l’Eure-et-Loir. On toucherait une quinzaine de départements. On a déjà une liste d’attente !», explique Jean-Michel Lefèbvre, ancien responsable d’un établissement pour handicapés dans l’Oise. «L’objectif étant de trouver une place sociale aux traumatisés crâniens.»
Une proposition sociale compléterait l’offre sanitaire déjà existante
Une proposition sociale qui compléterait l’offre sanitaire déjà existante, même si elle manque encore de cohérence. «On en parle depuis une vingtaine d’années mais c’est compliqué parce que les interlocuteurs sont multiples», estime Olivier Serfati. Aujourd’hui, la volonté d’activer les choses est bien ancrée au coeur de l’association Handicap invisible.
Le président de l’association souhaiterait créer une université paramédicale spécialisée dans le traumatisme crânien
Son président voit même plus loin en souhaitant créer une université paramédicale spécialisée dans le traumatisme crânien. «Cela pourrait se faire avec l’appui de l’université de Tours (Indre-et-Loire). On pourrait créer un diplôme « prise en charge des TC ». En fait, j’aimerais faire de Vierzon la ville du traumatisme crânien !» Une quête d’identité pas si invisible…
(*) Le prochain congrès se tiendra sur deux jours, les 6 et 7 février 2014, sur le thème «innovations dans la prise en charge du traumatisé crânien».
Pratique. Handicap invisible, 3, rue Pierre-Sémard, à Vierzon ; handicap-invisible.fr.
Par Céline Chouard
celine.chouard@centrefrance.com
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Une initiative privée pour accueillir trente handicapés adultes à Lasne

Présentation de L’Essentiel, à Lasne, issu d’une initiative privée menée par le Docteur Michel Englebert
(Belga) L’Essentiel, un espace de vie de 3.000 mètres carrés destiné à accueillir trente résidents adultes souffrant de handicaps de degrés divers, a été présenté mardi à Lasne. Il s’agit d’une initiative privée lancée par le Dr Michel Englebert, lui-même père d’un fils handicapé et qui s’est entouré d’autres parents désireux de créer ensemble un centre résidentiel pour faire face au manque actuel de places dans les institutions existantes.
A peine ouvert, le Centre résidentiel compte déjà une liste d’attente
Le Centre résidentiel est ouvert depuis la semaine dernière et comporte déjà une liste d’attente tant les besoins d’accueil pour les handicapés de plus de 18 ans sont criants.
Les personnes handicapés de L’Essentiel ont l’avantage de ne pas être coupées de l’extérieur
Installé dans un ancien bâtiment des Aumôniers du travail acquis grâce à un mécène, L’Essentiel vise à favoriser l’épanouissement des personnes handicapées en les laissant en connexion avec la société extérieure.
Un centre résidentiel de 30 chambres, le centre de jour peut accueillir 50 enfants ou jeunes handicapés ainsi qu’une crèche
En plus du centre résidentiel comprenant 28 chambres pour les résidents et deux chambres de « halte-répit » pour soulager des familles, le projet comporte un centre de jours d’une capacité de 50 personnes ouvert aux enfants valides et à des jeunes handicapés d’autres centres, ainsi qu’une crèche intégrée où deux tiers d’enfants normaux côtoieront un tiers d’enfants handicapés.
Ce projet, réalisé grâce à des aides privées et une aide de la province du Brabant wallon, emploie 18 etp aidés par 30 bénévoles
Le projet (www.asblessentiel.be) a bénéficié de l’aide de gros sponsors, de dons privés et d’un subside de 600.000 euros de la province du Brabant wallon. Il occupe 18 équivalents temps-plein, renforcés par une trentaine de bénévoles. (PCA)
Par levif.be
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Forum santé handicap : 10 % de la population visée

Associations et organismes divers participeront au Forum santé handicap. De quoi rappeler leur rôle fondamental face aux pouvoirs publics.
Un Forum santé handicap infos se tiendra ce week-end à la salle Michel-Carpentier. Une quarantaine d’associations et organismes divers y sont attendus. « Nous tournons dans tout le département, nous étions à Villeneuve-Saint-Germain en 2011. A Hirson, ce sera le 11e forum de ce type », explique Henri Barbier, organisateur et coordinateur.
Il existe des sites Internet spécialisés dans l’emploi des handicapés pour aider les personnes en recherche d’emploi
«Je suis handicapé, j’aimerais un poste de travail adapté…» Une phrase simple, mais parfois source d’appréhension pour un jeune en recherche d’emploi. Pour pallier cela, une solution existe: se tourner vers des sites Internet spécialisés dans l’emploi des handicapés.
Obtenir des renseignements auprès de sources fiables et trouver des solutions
Très impliqué dans le monde du handicap, ce Chaunois poursuit : « Notre objectif est de permettre à ce public d’obtenir des renseignements auprès de sources fiables. Cela permet d’avoir un contact, d’enclencher un dossier. En quelque sorte, le visiteur a possibilité « de faire son marché aux renseignements » et, si possible, de trouver des solutions à ses problèmes. La mise à disposition des stands est gratuite. »
Différents types d’handicaps seront représentés
Tous les types d’handicaps seront représentés, vendredi et samedi à Hirson. Il y aura des associations locales, comme l’antenne de Jalmalv, les donneurs de sang, Aide aux déplacements en Thiérache (ADT).
Un document sera remis aux visiteurs sur les coordonnées des associations
À son arrivée, le visiteur se verra remettre un document reprenant les coordonnées de l’ensemble des partenaires présents. De la documentation des associations absentes sera également disponible.
Le rôle essentiel des associations
« Nous attendons 300 à 400 visiteurs. L’expérience prouve qu’il s’agit d’un public ciblé : personnes malades ou handicapées et leurs familles mais aussi professionnels et étudiants du secteur de la santé ou du secteur médico-social », ajoute Henri Barbier, qui évalue au minimum à 10 % le pourcentage des handicapés en France, « sans compter bien d’autres cas, comme les diabétiques ».
Conférence sur l’aidant familial et animations sur les stands au programme
Le samedi, à 10 heures, une conférence sera donnée sur le thème de l’aidant familial. Des associations proposeront des animations sur leur stand, comme la lecture en braille.
Evaluation du Forum
Une évaluation du forum sera réalisée en partenariat avec les étudiants du lycée d’Hirson qui assureront l’accueil du public.
Rôle central des associations
On le voit, ce forum accorde une place centrale aux associations. « Ce sont les échanges entre personnes qui aboutissent au règlement des problèmes », insiste Henri Barbier. Ce dernier s’inquiète en particulier du recours à l’Internet de la part des usagers ; ceux-ci pensant trouver en grande partie la solution à leurs problèmes sur différents sites web. Ce qui aurait tendance à marginaliser le rôle des associations.
Lobbying permanent des associations auprès des pouvoirs publics
Présidente nationale de l’ataxie de Friedreich, membre du collectif « Alliance maladie rare », l’Hirsonnaise Juliette Dieusaert, justifie elle aussi le rôle fondamental des associations, notamment par rapport au lobbying permanent que sont obligées de pratiquer toutes ces structures auprès des pouvoirs publics, afin de faire avancer de nombreuses questions de fond, comme le déréférencement des médicaments, les prises en charge par la Sécu, etc.
Michel MAINNEVRET
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Bientôt de nouvelles places pour les handicapés

36 adultes handicapés pourront être accueillis
Attendu depuis quinze ans, un foyer d’accueil médicalisé accueillera 36 adultes handicapés d’ici deux ans à Boulogne. Mais la liste d’attente est déjà longue.

La première pierre du foyer d’accueil, prévu pour 2014, a été posée
Pour l’instant, le regard se perd dans un grand trou. En 2014 se dressera un immeuble de quatre étages dans lequel trente-six personnes vivront dans des conditions en adéquation avec leur handicap. Elus et personnalités ont participé hier à la pose de la première pierre du foyer d’accueil médicalisé (FAM) sur le chantier du Trapèze est, à quelques dizaines de mètres du bâtiment X, l’ancien siège social de Renault à Boulogne.

Des personnalités politiques et la présidente des Papillons blancs
Pierre-Christophe Baguet, député-maire (UMP), Patrick Devedjian, président (UMP) du conseil général, et André Santini, député-maire (NC) d’Issy-les-Moulineaux, ont manié la truelle aux côtés de Catherine de Lafarge, la présidente de l’association les Papillons blancs des rives de Seine. Ils ont symboliquement monté le premier mur du futur bâtiment.
Quinze années d’efforts récompensées
Les Papillons blancs géreront la structure, qui hébergera de jeunes adultes polyhandicapés et des personnes vieillissantes souffrant d’une incapacité mentale. Catherine de Lafarge se réjouit de voir quinze années d’efforts de familles boulonnaises enfin récompensées. «Nous pourrons proposer à ces personnes et à leurs familles un accompagnement de qualité, explique-t-elle sous le chapiteau dressé pour protéger des rayons du soleil. Nous tenons à leur assurer un hébergement de proximité. Elles pourront s’inscrire dans la vie du quartier et de ses habitants.»

Une volonté commune pour faire aboutir le projet

Les Papillons blancs sur l’agglomération Grand Paris Seine Ouest
Cette résidence confortera la présence des Papillons blancs, déjà bien implantés sur le territoire de la communauté d’agglomération Grand Paris Seine Ouest (Boulogne, Vanves et Issy) et à Clamart. «Nous ne pourrons hélas pas répondre à toutes les demandes, car la liste d’attente est longue», regrette Catherine de Lafarge.
Un projet réalisé grâce à une volonté commune des décideurs
Pierre-Christophe Baguet insiste sur la volonté commune des décideurs, qui a permis de faire aboutir ce projet consensuel. «Il manquait 1,8 M€ pour boucler le budget de 9,5 M€, rappelle-t-il. Lors d’une réunion, j’ai déclaré que nous ne quitterions pas la salle avant d’avoir trouvé cette somme. La ville a mis 500000 € et tout le monde a suivi : Etat, région, département, promoteurs, Immobilière 3F…».«Claude Guéant (NDLR : l’ancien ministre de l’Intérieur, candidat à la députation, qui assistait à la cérémonie) a prêté son concours pour que personne ne sorte», plaisante Patrick Devedjian. Outre une subvention de 800000 € pour la construction, le président du département précise que les Hauts-de-Seine verseront chaque année 2,16 M€ pour aider au bon fonctionnement du foyer d’accueil. L’inauguration aura lieu en 2014.
Jérôme Bernatas
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30 octobre 2010

Les Visiteurs du soir chez les Bienvenus – Landeronde

Jeudi après-midi, à l’occasion du goûter du club des Bienvenus, le service des Visiteurs du soir a été présenté aux aînés landeronnais. Le président Bernard Biton et Michèle Mercier, chargée de communication, ont expliqué le fonctionnement de ce service d’aide à domicile itinérant de nuit, qui a été créé en 2009 par les associations d’aide à domicile, en partenariat avec le CLIC de la Roche Agglomération.

Les Visiteurs du Soir proposent aux personnes dépendantes (handicapés, malades, personnes âgées) de passer à leur domicile en dehors des heures de prise en charge par les associations habituelles, soit de 21 h à 3 h, avec des possibilités jusqu’à 6 h. Dans cette optique, le service dispose de son propre personnel. Il s’agit de professionnels qualifiés de l’aide à domicile. plus

mercredi 12 mai 2010

L’activité d’aide à domicile augmente de moitié – La Chevrolière

Créée en octobre 2009, l’association ADMR (Aide à domicile en milieu rural) de La Chevrolière a repris les dossiers d’aide à domicile précédemment gérés par le Centre communal d’action sociale. plus

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