Actualités

2 novembre 2010

L’AVC : accident vasculaire cérébral

L’ensemble du Corps Médical et le Ministère de la Santé et des Sports se mobilisent pour alerter la population sur les Accidents Vasculaires Cérébraux, leurs symptômes, et leur traitement. plus

01.06.2010

Le Ministère de la Santé déclenche le plan national canicule

La Ministre de la Santé et des Sports Roselyne Bachelot a déclenché, ce mardi 1er juin, le niveau de veille saisonnière du plan national canicule afin de prévenir les particuliers de la survenue d’une vague de chaleur et de les informer sur les différentes façons de se protéger. plus

mardi 11 mai 2010

Vieillissement des personnes handicapées : « Il faut faire face » – Dives-sur-Mer

Entretien

Françoise Marchand, présidente de l’Association des parents et amis d’enfants inadaptés (APAEI) de la Côte fleurie.

Comment est née l’APAEI ? plus

04/05/2010

85% des Français n’ont aucune gêne face au handicap mental

Une enquête Ipsos révèle que la perception du handicap en France a évolué. Pourtant, les malades se heurtent souvent à une autre réalité…

80 % des Français pensent connaître le handicap mental. « C’est une excellente nouvelle! » plus

« Il faut rendre visibles les handicapés mentaux  » Un dialogue sur internet

Romingue : A quoi reconnaît-on un handicapé mental ?

Régis Devoldère : Il y a d’une part le handicap psychique, qui est la conséquence sociale de la maladie mentale, comme la schizophrénie. On qualifie facilement ces personnes de « fous ».
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Le handicap mental représente, lui, les conséquences sociales de la déficience intellectuelle. Les causes en sont diverses : la trisomie, mais aussi des raisons génétiques ou chromosomiques. Beaucoup de handicaps mentaux sont dus à des naissances difficiles, des fièvres dans les premières semaines de la vie, des anomalies de fonctionnement du cervelet ou du cerveau.

Marion : Est-ce que le problème de l’handicapé mental n’est pas pire une fois adulte ? Mon oncle est malade et au final ma grand-mère s’occupe de lui. Certes il existe des structures, mais j’ai l’impression que les enfants ont plus de possibilités d’accueil que les adultes…

Entre les enfants et les adultes, bien entendu les réponses sont différentes. On a commencé à l’Unapei par répondre aux besoins des enfants. On a poursuivi pour la prise en charge, l’accompagnement de la personne handicapée adulte.

Aujourd’hui, notre préoccupation principale est l’avancée en âge de l’adulte handicapé mental. Le vieillissement, pour certains d’entre eux, est précoce. Je pense plus particulièrement à l’adulte trisomique et à la personne handicapée profonde.

La deuxième difficulté quand on s’occupe d’un handicapé mental adulte, c’est tout l’accompagnement de sa vie affective et sexuelle.

Michel : Pour reprendre le titre du chat, pensez-vous que les handicapés mentaux sont considerés comme des citoyens de seconde zone ?

Oui, puisque c’est un peu le fond de l’enquête Ipsos : ils ne sont pas reconnus, ils sont invisibles, leur intégration dans notre société est à faire. En ce sens, on peut considérer, en effet, que ce sont des citoyens de seconde zone.

Il faut rendre visibles les handicapés mentaux à tout citoyen français. C’est une équation toute simple : le jour où les citoyens français connaîtront et reconnaîtront la personne handicapée mentale, ils seront alors capables de l’accompagner, parfois par de petites choses. Mais à partir de ce moment-là,progressivement, le handicapé sera intégré dans notre société.

Ce peut être toute simplement l’aide apportée à un aveugle pour traverser une route. Cette aide peut être apportée par un adulte comme par un enfant, cela à partir du moment où on sera parvenu à le sensibiliser.

Cependant beaucoup d’idées reçues persistent. Il y a un manque de prise de conscience. Dans notre enquête, par exemple, on voit que 36 % des Français pensent que la personne handicapée mentale n’a pas conscience de son handicap. C’est faux, tout à fait faux. Les handicapés mentaux ont tout à fait conscience de leur différence, et ils souffrent beaucoup de ne pas être intégrés. Il faut donc lutter contre ce genre d’idée reçue. Il y a beaucoup d’autres exemples comme celui-ci, que révèle notre enquête.

Une personne sur trois pense qu’un handicapé mental n’est pas autonome. Il faut bien comprendre que leur degré d’autonomie dépend de l’accompagnement qu’on peut leur apporter.

Effectivement, seul, un handicapé mental ne peut pas débrouiller. Si par contre on l’accompagne, il peut y parvenir. Il convient donc en permanence mettre la barre au bon endroit. Plus la personne handicapée mentale est autonome, plus elle peut le devenir.

Julien : Aujourd’hui, les entreprises peinent à remplir le quota de 6 % de personnes handicapées imposé par les pouvoirs publics. Selon vous, existe-t-il des solutions encore non exploitées ?

C’est le problème des quotas qui ne sont pas remplis par les entreprises publiques. D’abord, il faut bien dire que les handicapés mentaux qui peuvent être intégrés totalement dans le milieu ordinaire sont peu nombreux.

Il faut être un peu réaliste. Les travailleurs handicapés mentaux ne représentent que 3 % des personnes handicapées employées et intégrées en entreprise. L’insertion par le travail se fait essentiellement en milieu protégé, les ESAT (établissements et services d’aide par le travail, les anciens CAT).

Il y a 110 000 travailleurs handicapés en France. Le choix politique qui a été fait est celui d’un quota minimum de personnes handicapées insérées dans l’entreprise.

HG : L’Unapei constate des problèmes d’accès à la santé…. Pouvez-nous donner des exemples ?

L’accessibilité aux soins est vraiment une de nos priorités. Par exemple, si vous allez dans un ESAT, vous pourrez constater que l’état bucco-dentaire des patients n’est pas le même que celui des autres patients. Leur traitement demande beaucoup de temps et de patience de la part du chirurgien-dentiste, et donc une formation adaptée.

Nous avons un bon échange avec l’association des chirurgiens-dentistes et, avec eux, nous réalisons un travail de fond.

Si vous allez chez le généraliste, vous pouvez dire où vous avez mal, mais un handicapé mental ne le peut pas. Il convient donc de mener tout un travail auprès des soignants afin qu’ils aient une approche adaptée des handicapés mentaux au niveau des soins. Toute ceci demande de la formation et de la patience. C’est un travail fait par l’Unapei et beaucoup d’associations affiliées à l’Unapei.

L’accès aux soins est absolument primordial.

Nicolas : Le retard pris par l’État au niveau des structures d’encadrement et d’accompagnement ces vingt dernières années par rapport à un pays comme la Belgique ne montre-t-il pas le peu d’intérêt que nos gouvernants ont envers les handicapés mentaux ?

Je vais être clair : la Belgique fait des choses remarquables, mais la France n’a pas à rougir de l’accompagnement qu’elle offre. Il est inadmissible que des Français doivent s’expatrier en Belgique pour avoir accès à une structure qui délivre des soins adaptés.

En plaçant leurs enfants ou leurs proches, Français rapportent de l’argent aux Belges, mais cela se fait au détriment de places pour les Belges.

Je pense qu’aujourd’hui on devrait pouvoir avoir des réponses de proximité. Historiquement, c’était les Français du Nord du pays qui allaient en Belgique. Maintenant les Franciliens y vont également, car il est difficile de trouver des places en Ile-de-France.
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Les Belges ont trouvé des réponses pragmatiques, notamment en ce qui concerne les enfants et les adolescents autistes. Même si, à une certaine époque, ils avaient une certaine avance dansla prise en charge et l’accompagnement des autistes, je pense qu’il est inadmissible de devoir s’expatrier pour trouver une solution pour son enfant.

Il est vrai que la France souffre d’un vrai déficit de places, mais les places prises en Belgique par les Français se font au détriment des enfants belges.

Tab : Combien manque-t-il de places en France ?

Au niveau des moins de 20 ans, la CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) a donné pour la rentrée scolaire 2009 le chiffre de 13 000 enfants et adolescents sans solution, ni à l’école de la République, ni en institution spécialisée. Et bien entendu, ce sont les enfants et adolescents les plus lourdement handicapés, autistes lourds, polyhandicapés.

Dans notre fédération, pour les adultes, il manque 20 000 places en ESAT. Or, l’une des préoccupations de l’Unapei, c’est le vieillissement des personnes handicapées mentales.

On compte 15 000 personnes pour lesquelles il faut trouver des solutions afin de les accompagner dans leur vieillissement, et 15 000 autres s’ajouteront dans les cinq ans qui viennent. Ces chiffres proviennent d’une enquête interne réalisée au niveau de nos associations affiliées.

Cécile : L’éclatement du secteur psychiatrique fait que des structures gérées par l’APEI accueillent une population de plus en plus diversifiée souffrant de troubles associés. Il ne s’agit plus « simplement » de déficience intellectuelle. Que pensez-vous de cette situation ?

Nos associations sont très sollicitées par l’accompagnement de la personne handicapée psychique car pour une partie de cette population, il y a également déficience intellectuelle. C’est le fruit de la maladie mentale.

Or il y a un accompagnement spécifique du handicap psychique. Nos associations, nos établissements, nos services ne peuvent pas accueillir ces handicapés psychqiues sans se donner des moyens spécifiques, tant en termes de moyens financiers que de personnels qualifiés.

Certaines associations travaillent déjà dans ce sens afin de ne laisser personne au bord de la route.

Pierre Doranges : Est-ce vraiment nécessaire de vouloir leur intégration à tout prix ? La société dans laquelle nous vivons n’accepte pas les différences. Pourquoi pas développer de véritables lieux de vie adaptés et ouverts ?

Nous pensons qu’il faut développer des structures adaptées et ouvertes ; les maisons spécialisées doivent elles aussi être ouvertes.

Bien sûr qu’il faut intégrer ces personnes dans notre société, il faut qu’elles deviennent des personnes à part entière. Pas de ghetto, je me battrai bec et ongles contre cela.

Il faut les intégrer totalement dans la vie de la cité par les soins, la culture, le sport, toute activité que vous et moi pouvons avoir.

Chat modéré par Laetitia Clavreul
LE MONDE

le 12 mai 2010

Médecin de famille à 499$… objet d’une enquête

(Montréal) À la suite de ma chronique «Un médecin de famille pour 499$», la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) et le Collège des médecins ont décidé d’enquêter sur les dessous de cette super offre de MedSync.

La grande question en cette période de pénurie de 1200 médecins de famille dans le réseau public de la santé au Québec: plus

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